Pourriture noire, suintante...

Pourriture noire, suintante...[/align=center]
Je suis morte. Morte de l'intérieur. Ou plutôt agonisante, comme un animal blessé hurlant de toutes les forces qui lui restent. Je suis comme écrasée impitoyablement par des vagues de douleur qui vont et viennent par marées, mais qui ne disparaissent jamais. Je voudrais ne plus jamais voir le soleil, comme s'il était devenu trop lumineux pour mon corps gelé, rigide et presque insensible. Les tremblements infimes de ma peau et ma respiration sifflante, difficile, sont les seuls indices prouvant que je suis encore en vie. Je voudrais m'en aller, me réfugier au creux d'une colline et creuser à main nue dans la terre meuble une petite alcôve circulaire dans laquelle je pourrais me rouler en boule et fermer les yeux pour ne plus en sortir. La fièvre gagne tout mon être, mes délires m'envahissent et des images cauchemardesques me hantent sans relache, comme pour ajouter à l'horreur des phrases qui tournent sans cesse en moi. Une masse d'insectes noirs grouille devant mes yeux, le sang, épais et chaud, coule sur mes poignets et de l'eau gelée s'insinue avec violence dans ma bouche, mon nez, et coule en gargouillant jusqu'à mes poumons. Je me hurle d'arrêter cette torture, de renvoyer ses images morbides loin de ma tête, mais je n'arrive rapidement plus à lutter contre moi même et contre mon esprit malade qui s'acharne à me terroriser. Je voudrais vomir, vomir toute cette violence, vomir toute cette peine, vomir cette boule empoisonnée qui s'est logée dans ma cage thoracique. Il ne reste de mon être qu'une masse informe et sanguinolente, comme un morceau de viande oublié qui pourrirait dans un coin sombre.

Je suis décomposée.
Je n'en veux à personne...

# Posté le dimanche 10 janvier 2010 11:12

Modifié le dimanche 10 janvier 2010 11:30

Le mot de la fin.

Le mot de la fin.
Que c'est bon. Que c'est bon d'être Vivante. Aujourd'hui, je suis plus heureuse que je ne l'ai jamais été. Et c'est pour ça que je m'arrète aujourd'hui, sur cette dernière note étincelante de joie.

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 12:47

Acide.

Hey, toi, qu'est-ce que tu fous là ? Pourquoi tu bouges pas ? Qu'est-ce que t'attends ?? Tu ne ressembles à rien. Un gros tas gémissant, incapable de se prendre par la main. Tu te vois, là ? Comme une méduse échouée sur la plage, visqueuse, diaphane ? Tu n'as pas honte de toi ? Tu n'es capable de rien. Tu ne peux même pas te lever pour essayer de faire bonne figure. Non, tu es là, tu végètes, tu bouffes comme une truie, oui, comme une truie dans sa porcherie. Sale larve geignarde. Mais bouge-toi le cul, fais quelque chose, travaille, sors, range ! Mais ma pauvre petite, on ne fera jamais rien de toi...

# Posté le mardi 26 mai 2009 15:02

Y a-t'il encore des choses qui comptent ?

Y a-t'il encore des choses qui comptent ?
Pourquoi j'suis là ? Mais quel est l'intéret, hein ? J'me fous de tout. Je ne sais plus distinguer ce qui est important de ce qui n'est que passager. Plus envie de rien. Plus envie de sourire. Plus envie de m'intéresser à ce qu'il y a autour de moi. Je ne savoure encore que ma solitude, brièvement. Faut marcher, alors j'le fais. Faut s'lever, alors j'me bouge le cul. Faut parler, faut répondre, faut faire semblant d'être bien, alors j'essaye. Mais dans le fond... Est-ce que tout cela est encore important ? J'pense pas. J'pense plus. J'sais plus. J'ai plus envie de savoir. Plus envie de vivre pleinement. Plus envie de vivre tout court.

# Posté le mardi 26 mai 2009 06:37

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 05:08

La courtisane est malheureuse, la courtisane se fait pleureuse.

La courtisane est malheureuse, la courtisane se fait pleureuse.
Stop. Pour l'instant, je suis incapable de faire plus.

# Posté le jeudi 14 mai 2009 12:53